Acquisition d’entreprise : bâtir un financement qui tient la route

La vague de transferts d’entreprise qui déferle au Québec redéfinit le marché de l’acquisition. Les institutions financières, sollicitées comme jamais, scrutent chaque dossier avec plus de rigueur, obligeant les dirigeants à présenter des montages solides, crédibles… et capables d’absorber les imprévus.

La vague de transferts d’entreprise qui déferle au Québec redéfinit le marché de l’acquisition. Les institutions financières, sollicitées comme jamais, scrutent chaque dossier avec plus de rigueur, obligeant les dirigeants à présenter des montages solides, crédibles… et capables d’absorber les imprévus.

La qualité de l’équipe : premier critère des prêteurs

Le premier critère observé par les prêteurs n’est pas financier, mais humain. « La qualité et la cohésion de l’équipe de repreneurs sont déterminantes », affirme Richard Quinn, directeur principal de l’équipe de transfert d’entreprises chez Desjardins dans l’épisode 46 du balado Au cœur de l’action animé par Martin Roy d’EC2 Finance.

Les banquiers veulent des gestionnaires capables d’opérer la société, de comprendre son marché et de démontrer une résilience éprouvée. Selon Richard Quinn, les signaux sont visibles très tôt : « Dès les premières rencontres, on voit si l’équipe n’est pas alignée. C’est un risque majeur pour nous. »

« Avant d’octroyer un financement, les institutions financières doivent avoir confiance aux compétences du releveur, car tout reposera sur sa capacité à prendre les bonnes décisions et faire face aux défis que comporte l’entrepreneuriat », renchérit Martin Roy, associé chez EC2 .

Dans une situation idéale, le repreneur connait bien le secteur d’activité et possède déjà une expérience comme entrepreneur. Toutefois, la situation idéale n’est pas toujours au rendez-vous. C’est pourquoi l’accompagnement du cédant pendant une période de transition devient essentiel. « Puisque le cédant connait bien son entreprise et qu’il a gagné la confiance de ses partenaires financiers à travers les années, sa présence pendant la transition facilite grandement l’obtention du financement et le succès de la reprise », souligne Martin Roy.

Richard Quinn précise : lorsqu’un vendeur refuse systématiquement de rester impliqué, cela révèle souvent une incompréhension du rôle de la relève et constitue un signal d’alarme pour les bailleurs de fonds.

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